Il est devenu évident que l’homme que nous avons connu jusqu’ici est arrivé au terme de ce qu’il était en mesure de faire. Il a développé tout ce qu’il pouvait développer, compte tenu de ses capacités latentes, et s’il continue une certaine évolution bien sûr, les matériaux qui font sa nature et sa conscience actuelles ne sont néanmoins plus adaptés.
L’esprit de l’homme se cherche de nouveaux sommets et de nouveaux espaces de vastitude. Sa nature incarnationnelle et matérielle, ce qu’il bâtit, sont de moins en moins capables de répondre à ces nouveaux sommets. Certains hommes restent pris dans les rêts du vieux monde, des anciens modes de fonctionnement, tandis que d’autres aspirent à de plus lumineux et sereins horizons. Les contrastes s’accentuent de plus en plus, les extrêmes se cristallisent : tous les signes sont là pour présumer des changements majeurs à venir.
Et dans ces prémices apparemment très chaotiques se nourrit un besoin de plus en plus concret de changement. La question est d’ailleurs de plus en plus prégnante : changer, évoluer oui, mais comment et vers quoi. Il faut semble t-il que ce questionnement prenne de plus en plus d’ampleur dans l’esprit de chacun d’entre nous, car ce questionnement est cela même qui va creuser en nous de nouveaux sillons ; et ce, bien souvent à notre insu.
Je suis conscient du fait que pour beaucoup la spiritualité (non pas en tant que valeur philosophique mais en tant approche pragmatique et concrète du Réel) demeure de l’ordre de la subjectivité et de la croyance. Il m’apparaît pourtant aujourd’hui comme évident que tout nous dirige vers ce rivage là. Je ne sais pas quelle forme cela prendra, mais nous y allons. Nous pouvons nous occuper l’esprit avec les soucis de la vie quotidienne et les fluctuations économiques ou politiques : un silence de plus en plus concret et solide est en train de s’installer dans le Monde, derrière le voile des apparences et le défilé des événements apparemment chaotiques ou infondés.
(…) C’est un grand Pouvoir qui est entré en mouvement, qui descend de plan en plan. Un Pouvoir silencieux, léger et serein en ses sommets mais toujours plus massif et vaste au fil de sa traversée jusqu’à nous. Il ne descend pas brutalement ni ne s’impose mais progresse pas à pas, bousculant tout sur son passage.
Aujourd’hui, plus que jamais auparavant, la Présence du Divin est proche et accessible. Aujourd’hui, plus que jamais auparavant, il est possible de se remettre entre Ses mains et de le laisser se charger de nos existences, de le laisser nous conduire vers ce qu’il y a de mieux. Il n ‘y a plus que la peur à vaincre, cette peur qui referme l’Humanité sur elle-même et sur son obsession à vouloir tout contrôler ; tant elle redoute de n’être rien, que sa vie n’ait aucun sens, qu’elle ne soit qu’un hasard irrationnel de l’univers.
Il ne faut pas redouter l’absence apparente de tout ni l’obscurité présente : il faut au contraire les traverser. Au-delà, le soleil se lève. Et ce soleil à venir est un astre immensément radieux.
Marc - forum Vie à vie
A Marc, notre beau-frère, qui nous a quittés il y a quelques jours… A Dominique son épouse, Camille et Charlie leurs enfants.
Vangelis - Messages

Ainsi viendra l’Enfant,
aux pas encore timides, aux rythmes incertains,
tandis que des sols tièdes et des feux éthérés
s’évanouiront les traces de ses voix endormies.
Ainsi viendra vers Moi,
longtemps après les nuits bercées de cris lointains
Cela qui se cherchait désormais libéré,
traversant les frontières des mondes éconduits.
Je déposais en Toi la promesse de ces jours
où nous serions ensemble, à jamais réunis,
où ton regard pétri de lumières et d’ombres
s’éveillerait enfin à l’amour, à la vie.
Me demanderas-tu le joyau des racines
qui plongent en ton sein, profondément secrètes ?
Celles-la même qui se tissent, par delà les abîmes
et te portent en silence au rivage de ton être.
Ainsi reviendras-tu, transformé, accompli,
par le chemin brûlant où s’éveillent les âmes.
Au coeur de l’Absolu, sans présent ni sans nuit,
Je veille sur ton coeur, y rallume la flamme.
Cela fait de nombreuses années maintenant que nos civilisations se préparent à des difficultés financières sans précédant, qu’elles longent régulièrement moult précipices. Et depuis ces dernières décennies, force est de constater que la conjonction des crises environnementales, économiques, sociales, politiques, religieuses, alimentaires, existentielles et financières nous met face à des défis d’une complexité incroyable.
Nous sommes nombreux à penser que l’Humanité dispose aujourd’hui des moyens nécessaires à une refonte complète des systèmes sur lesquels elle s’est bâtie et a grandi. On sent d’ailleurs poindre à l’horizon les signes avant-coureurs d’une conscience nouvelle ; une conscience plus éclairée qui se cherche encore mais qui se fraye d’ores et déjà un chemin dans les esprits en ouvrant ces derniers à d’autres perspectives de vie et d’être. Une meilleure répartition des ressources et des richesses, une justice sociale plus établie, l’égalité des chances, une économie au service des individus, l’émergence d’un appel à la compréhension et le rejet de plus en plus ferme des conflits et des guerres : autant d’indices qui démontrent concrètement l’espoir et la promesse d’avenirs plus lumineux que jamais.
Malgré cela les résistances de nos vieilles habitudes instinctives n’ont jamais été aussi puissantes, le chaos apparent n’a jamais été aussi prégnant. De même, l’Humanité dans son ensemble n’a jamais été aussi dépourvue de tout qu’en ce début de vingt et unième siècle. Il y a certes un déséquilibre très net entre les populations les plus favorisées et les peuples les plus démunis, mais pas seulement. Il s’exerce surtout secrètement une implacable opiniâtreté et un refus catégorique de tout changement évolutif afin de maintenir une pression impressionnante et une emprise difficile à dénouer sur les consciences collectives. Ainsi, et bien que nous ayons les moyens concrets d’un changement de civilisation, restons-nous enfermés dans les mêmes logiques d’absence de sens et de manque de moyens.
Nombre d’entre nous le disent et le constatent : le Monde en lequel nous vivons, les modèles sociétaux sur lesquels nos civilisations se sont appuyées pour leur développement tournent en rond, se délitent dans un effondrement sans fin apparente. Pourtant : rien n’est réellement fait pour la transition qui s’avère dorénavant inévitable entre le Monde que nous connaissons et cet horizon vers lequel nous tendons inexorablement. Nous sommes bel et bien arrivés à l’heure des vrais besoins énergétiques, alimentaires et financiers, aux frontières de nouveaux besoins sociétaux ou spirituels. Toutes les ressources dont l’Humanité dispose devraient en tout état de cause être orientées de telle façon qu’elles servent l’Homme plutôt qu’elles ne le détruisent ou ne l’oppressent.
Ce qui fait défaut à l’Humanité contemporaine est de l’ordre du “pouvoir”. Le pouvoir de créer, de choisir et d’agir. C’est ce “pouvoir” dont chacun de nous dispose qui fera le visage du Monde de demain. Il le fera indiscutablement, pour autant que les moyens qui servent l’agir de ce “pouvoir” et qui sont les nôtres soient enfin libérés.
Appeler au changement dans le Monde nous interroge finalement sur la nature des moyens qui sont à notre disposition et sur leur véritable destination. Tandis que nous aurions besoin de ressources financières, énergétiques et matérielles pour donner naissance à des modes de vie et d’action nouveaux, ces moyens sont au contraire mis à l’écart de l’Humanité pour servir les desseins egocentriques d’un petit nombre ou de grandes puissances financières qui spéculent sans limite et accumulent les richesses à leur seul profit.
Tout cela nous le savons bien entendu, mais sommes-nous réellement conscients des enjeux qui se tissent en arrière plan de ces rapports de force ?
Les personnes éclairées, comme nombre de traditions en témoignent elles aussi, savent qu’en arrière plan du côté formel des choses agissent des forces qui existent depuis la nuit des temps et qui ont pour seule vocation de maintenir le Monde et la nature des choses dans une sorte de partielle cécité. Ces forces dites “involutives”, nées de l’inconscience universelle et donc antérieures à l’homme, sont opposées à toute forme d’évolution qui favoriserait l’émergence d’une conscience enfin libre ; car cette dernière signerait la fin du chaos, de la destruction, de l’exploitation jouissive ou prédatrice quoi qu’en large impunité de l’homme par l’homme.
Au long de son évolution la civilisation humaine a peu fait cas des conséquences de ces influences instinctives et “vitales” sur le collectif mondial, pensant que le Monde était ce qu’il était et que cet état de fait résultait du cours naturel des choses avec lequel il fallait être capable de composer. Mais aujourd’hui, tandis que le Monde est face à des enjeux qui le conduiront à des choix d’avenir et de société, l’ensemble des moyens qui lui seraient nécessaires pour opérer ces changements lui sont purement et simplement retirés.
Le cours récent et actuel des événements, ainsi que ce que les crises successives mettent en lumière, doivent nous interroger sur le sens vers lequel nous dirige la Vie : comment se fait-il que les ressources globales du Monde échappent de plus en plus à ses habitants, comment sont-elles réellement utilisées et dans quel but, quels sont les rouages et les mécanismes qui entretiennent cet état de fait et qui maintiennent, conséquemment, les individus dans l’incapacité à agir, à créer, à évoluer ?
Bien sûr l’évolution au sens où nous l’entendons prend avant tout racine au coeur de soi. Pourtant toute évolution doit tôt ou tard prendre forme concrètement et amener avec elle un changement dans nos consciences personnelle et collective, dans nos modes de vie et de relation. L’argent, l’énergie, la nourriture et les ressources naturelles sont autant de moyens qui servent le “pouvoir” de changement. Comment se fait-il que la plupart des hommes et des sociétés soient à ce jour dépourvus des moyens nécessaires aux changements profonds qui se cherchent et n’aspirent qu’à naitre ?
La question est dorénavant posée…